Atelier Restauration

Restauration dʼabat-jour anciens

Témoins vivants, certains abat-jour traversent le temps

LE SENS DE LA RESTAURATION

Restaurer, c’est avant tout écouter ce que l’objet a à dire.

Un abat-jour ancien a éclairé des intérieurs, accompagné des gestes du quotidien, traversé des moments de vie.

Avec le temps, sa matière se fragilise, sa lumière s’altère, mais son essence demeure.

Restaurer un abat-jour, ce n’est pas le transformer ni l’effacer pour en créer un autre.

C’est respecter ce qu’il a été, comprendre ce qu’il est encore, et lui permettre de continuer à diffuser sa lumière avec justesse.

UNE APPROCHE RESPECTUEUSE ET EXIGEANTE

Toute restauration commence par un regard juste.

Chaque restauration commence par un regard attentif.

L’intervention n’est envisagée que lorsque la carcasse est saine, ni déformée ni altérée par la rouille.

Ce discernement est essentiel.

Il garantit une restauration fidèle, durable, et respectueuse de l’objet comme de l’histoire qu’il porte.

SAVOIR-FAIRE ET GESTES RARES

Certains gestes ne s’apprennent que dans le silence et le temps.

La restauration s’accompagne, lorsque cela s’y prête, d’un travail de dorure à la feuille.

Apprise auprès d’une doreuse ornemaniste, cette technique traditionnelle permet d’introduire la lumière comme une matière vivante, subtile et vibrante.

Appliquée partiellement ou sur l’ensemble de l’abat-jour, la feuille d’or ne cherche jamais l’ostentation. Elle dialogue avec la lumière, révèle les volumes, et redonne profondeur et présence à l’objet restauré.

UNE RELATION DE CONFIANCE

Confier un abat-jour ancien est toujours un geste chargé de sens.

Faire restaurer un abat-jour est souvent un geste chargé d’émotion.

Il s’agit d’un objet auquel on tient, que l’on souhaite conserver, transmettre ou simplement continuer à voir vivre.

Chaque restauration est ainsi pensée comme un dialogue entre l’objet, son propriétaire et la lumière qu’il diffuse.

La lumière restaurée n’efface rien, elle prolonge.

Je restaure chaque abat-jour avec le même soin que s’il m’était confié pour la première fois.

Parce que derrière chaque objet, il y a une histoire qui mérite d’être respectée.

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